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Renforcement des partenariats mondiaux : le Consortium Tuseme à la conférence Engagement Scholarship Consortium 2025

Tuseme Consortium
Crédit
ACER-HERS-EA

En octobre, le consortium Tuseme soutenu par le programme Partage de connaissances et d’innovations du Partenariat mondial pour l’éducation (GPE KIX) a présenté les résultats intermédiaires du projet lors de la conférence internationale 2025 de l’Engagement Scholarship Consortium, organisée par Virginia Tech (en anglais) dans l’historique Roanoke Hotel & Conference Centre, aux États-Unis. 

La séance s’est déroulée sous la forme d’un atelier, invitant les personnes participantes à réfléchir aux défis liés au genre vécus par les personnes réfugiées et personnes déplacées en Afrique de l’Est, et soulignant les atouts du modèle Tuseme comme moyen d’autonomiser les personnes apprenantes et de leur donner les moyens et les compétences nécessaires pour revendiquer leurs droits éducatifs et sociaux. Cet atelier, qui fut un grand succès, a offert des occasions de réseautage et de collaboration. Le consortium était représenté par Alexander Towne d’ACER-UK (en anglais), ainsi que par la professeure Margaret Khaitsa et Naomi Lumutenga de HERS-East Africa (en anglais). 

Un discours d’ouverture particulièrement inspirant a été prononcé par Mary Maker, chercheuse sud-soudanaise, poétesse et Ambassadrice de bonne volonté du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés. Ses réflexions sur l’éducation des personnes réfugiées ont mis en lumière des enjeux clés liés au projet Tuseme du Consortium : la nécessité de reconnaître la diversité des parcours éducatifs au sein des communautés de personnes réfugiées, de répondre aux besoins d’apprentissage tenant compte des traumatismes, et de renforcer une pédagogie multilingue et adaptée à la culture. Elle a fait part d’un épisode de sa vie au camp de personnes réfugiées de Kakuma, au Kenya. De Kakuma, elle a déménagé au Rwanda, où elle a effectué ses études secondaires grâce à une bourse de la Fondation Mastercard, puis a poursuivi des études universitaires au Minnesota. Depuis, elle a cofondé le Centre d’études sur les personnes réfugiées, migrantes et les déplacées à Virginia Tech, où elle est basée. Elle a également fondé Elimisha Kakuma (en anglais), une organisation à but non lucratif qui offre des possibilités d’enseignement supérieur aux personnes réfugiées. Elimisha Kakuma a établi des partenariats avec plus de 30 universités aux États-Unis, au Royaume-Uni et au Canada et a octroyé plus de 8 millions de dollars américains en bourses d’études à des personnes réfugiées. Mary a souligné que de nombreuses personnes réfugiées instruites sont désireuses de contribuer au développement communautaire et devraient être mobilisées comme partenaires plutôt que comme bénéficiaires passives. 

Dans l’ensemble, la conférence a offert une plateforme pour échanger des expériences, bâtir des partenariats et cerner des stratégies pour renforcer l’éducation inclusive et le leadership des femmes dans l’ensemble de l’Afrique.