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Le projet de KNUST défend l’enseignement des langues locales aux fins d’une éducation inclusive

KNUST

 Mobilisation nationale des parties prenantes dans le cadre du projet de KNUST

Crédit
Bilqis

Les recherches montrent que lorsque les écoles intègrent les langues locales et des méthodes d’enseignement pertinentes sur le plan culturel, les apprenantes et apprenants sont plus confiants, plus engagés et mieux outillés pour comprendre de nouveaux concepts. Ces principes sont au cœur du projet de Développement social et émotionnel des pratiques d’enseignement adaptées à la culture dans les salles de classe de la petite enfance au Ghana , une initiative de l’Université des sciences et technologies Kwame Nkrumah (KNUST), soutenue par le programme Partage de connaissances et d’innovations du Partenariat mondial pour l’éducation (GPE KIX), une initiative conjointe avec le Centre de recherches pour le développement international (CRDI) du Canada.

Cet engagement à renforcer l’apprentissage précoce a été au centre des discussions lors de la mobilisation nationale des parties prenantes à Accra, qui a réuni les principales intervenantes et principaux intervenants du gouvernement, du milieu universitaire et de la société civile.

En ouvrant le dialogue, le professeur George Kankam Boadu, président du Comité consultatif du projet, a présenté un argument solide en faveur de la promotion des langues ghanéennes comme fondation pour améliorer l’apprentissage : « Je trouve l’utilisation de l’anglais à la maison assez regrettable. Je préférerais que nous enseignions à nos enfants nos langues locales », a-t-il dit. 

« Une fois qu’ils sont ancrés dans leur langue maternelle, ils apprennent mieux. L’éducation va au-delà de la salle de classe; elle connecte les gens à la société et encourage une participation significative. Nous devons revenir aux pédagogies autochtones et aux approches pertinentes sur le plan culturel dans l’enseignement de nos enfants. » - Professeur George Kankam Boadu, président du Comité consultatif

Le chercheur principal, le professeur Paul Sarfo Mensah, a souligné l’objectif du projet, soit une éducation équitable et inclusive axée sur des pratiques fondées sur des données probantes. Il a expliqué qu’une fois que la culture d’un peuple s’estompe, les valeurs qui maintiennent la société unie commencent à s’éroder. « La langue est un élément clé de la culture, et lorsqu’elle est contenue, l’identité s’affaiblit », a-t-il dit. 

« Bien que les langues étrangères aient leur place, les apprenantes et apprenants doivent aussi comprendre les nuances de leurs langues locales. Même si les enseignantes et enseignants ne maîtrisent pas bien la langue, l’engagement communautaire peut aider à concevoir et à offrir les leçons de manière efficace. » - Professeur Paul Sarfo Mensah, chercheur principal

« Ces approches reconnaissent les parcours et expériences des apprenantes et apprenants, les aidant à donner un sens à de nouvelles informations », a expliqué le professeur Winston Kwame Abroampa, co-chercheur principal, tout en mettant l’accent sur le rôle des pédagogies réactives sur le plan culturel dans l’amélioration de la compréhension. 

« On pourrait s’attendre à ce que l’enseignante ou l’enseignant fasse tout l’enseignement, mais les enfants deviennent souvent des interprètes pairs. Il s’agit d’un atout, à condition que les enseignantes et enseignants les guident pour s’assurer qu’ils comprennent bien la signification de chaque mot. » - Professeur Winston Kwame Abroampa, co-chercheur principal

Les participantes et participants à l’événement de mobilisation ont convenu que l’amélioration de l’enseignement des langues locales est à la fois une nécessité culturelle et un moyen pratique d’améliorer les résultats d’apprentissage. Alors que le projet de KNUST, soutenu par le GPE KIX, continue de produire des preuves, les parties prenantes demeurent optimistes quant à ses conclusions qui influenceront les politiques nationales en matière d’éducation.