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Le Pôle Afrique 19 du KIX renforce la politique éducative basée sur les données

KIX AFRICA 19

La réunion des points focaux du Pôle Afrique 19 du KIX a eu lieu au Sénégal les 1er et 2 décembre 2025. Elle a rassemblé les points focaux du KIX provenant des ministères de l’Éducation des pays partenaires du GPE en Afrique, ainsi que des gestionnaires de projet de l’Institut international pour le renforcement des capacités en Afrique de l’UNESCO, du Bureau régional de l’Afrique orientale et australe de l’UNICEF (en anglais), de l’Institut panafricain de l’éducation pour le développement de l’Union africaine (en anglais) et du Centre de recherches pour le développement international (CRDI). Faisant partie du programme Partage de connaissances et d’innovations du Partenariat mondial pour l’éducation (GPE KIX), une initiative conjointe avec le CRDI du Canada, la réunion visait à améliorer l’adoption des données probantes, à promouvoir l’apprentissage par les pairs et à aligner les politiques sur les systèmes éducatifs africains.

Au cours des deux jours, la conversation s’est concentrée sur les progrès réalisés et les pratiques prometteuses en matière de perfectionnement professionnel du personnel enseignant, ainsi que sur la création et le renforcement des conseils de l’enseignement, l’utilisation des données probantes dans les réformes des politiques, le genre et l’inclusion, et les systèmes de données. 

Des personnes représentant le Kenya et le Lesotho ont faire part des leçons tirées de leur échange entre pairs sur l’adaptation du programme, l’évaluation, la formation du personnel enseignant et l’évaluation fonctionnelle pour les élèves en situation de handicap – démontrant comment l’apprentissage par les pairs peut mener à des réformes significatives. 

« Ce n’est pas que nous ne communiquions pas avec le Lesotho, mais nous avons également réalisé que nous apprenions énormément en leur rendant visite. Ce que nous avons observé, en particulier lors de nos visites dans les écoles, nous a amenés à réfléchir à nos pratiques. » – M. Fred Haga, directeur de l’éducation spécialisée, ministère de l’Éducation, Kenya

Ces échanges ont révélé que l’éducation inclusive n’est pas un programme autonome, mais plutôt une perspective à travers laquelle les systèmes éducatifs devraient être planifiés, dotés de ressources et évalués. Le Soudan du Sud a souligné l’importance d’un engagement soutenu de la part du gouvernement et d’une coordination intersectorielle, éléments essentiels à la réussite d’une réforme inclusive de l’éducation. Par ailleurs, la Somalie a réfléchi à son processus décennal de définition de l’éducation inclusive dans un contexte fragile, soulignant la façon dont les barrières culturelles et les pratiques d’examen peuvent exclure les élèves si l’inclusion n’est pas conçue délibérément. 

S’appuyant sur ces perspectives relatives à l’inclusion, des personnes représentant le Ghana, la Zambie et le Nigeria ont également mis en lumière les principaux résultats et progrès issus des ateliers régionaux de renforcement des capacités tenus en juin en Zambie, en septembre au Nigeria et en novembre au Ghana. Ces échanges d’apprentissage entre les pays ont permis aux personnes participantes de réfléchir à des approches pratiques pour renforcer les systèmes de gestion du personnel enseignant et établir des conseils de l’enseignement efficaces capables de mieux superviser et soutenir le perfectionnement professionnel du personnel enseignant. En particulier, l’expérience nigériane a souligné le rôle crucial d’informations opportunes et fiables et de mécanismes efficaces d’échange des connaissances pour s’assurer que les données et les données probantes sont utilisées de manière significative pour éclairer la prise de décision au niveau national.

L’importance des données ayant été clairement établie, les discussions se sont ensuite tournées vers les systèmes de données, où l’Institut panafricain de l’éducation pour le développement de l’Union africaine a présenté l’état des politiques en matière de SIGE dans les pays du Pôle Afrique 19 du KIX. Le Libéria a démontré son engagement en faveur des systèmes de données, après avoir tiré les enseignements des spécialistes au niveau régional durant l’examen par les pairs et un dialogue national de haut niveau, qui a réuni les principales parties prenantes afin de cerner les principaux défis, de concevoir des solutions et d’élaborer un plan d’action triennal chiffré. L’Ouganda a également été cité comme exemple de la façon dont le SIGE peut soutenir une prise de décision décentralisée, en particulier au niveau des districts. Cependant, malgré des progrès évidents, l’absence de politiques en matière de SIGE dans plusieurs pays demeure une lacune importante, ce qui renforce la nécessité de données cohérentes et fiables pour éclairer la planification et assurer une inclusion significative. « L’information qui n’est pas communiquée n’est pas une information utile », comme l’a souligné Ebby Mubanga, registraire du Conseil de l’enseignement de Zambie et organisateur de l’atelier régional sur les compétences en Zambie. 

Tout au long de la discussion, l’apprentissage entre les pays a continué de montrer son impact, notamment la feuille de route de l’éducation inclusive au Lesotho, la Banque de données éducatives et les réformes de la formation du personnel enseignant au Nigeria, ainsi que les changements de politiques sensibles au genre au Kenya, reflétant tous l’impact tangible de la collaboration soutenue par le GPE KIX. En complément de ces avancées dans le domaine des politiques, l’utilisation concrète des données probantes a également été mise en valeur – le plan d’action chiffré en matière de SIGE au Libéria, le modèle croissant de laboratoires de données probantes en Ouganda, et les travaux sur les réformes de la gestion du personnel enseignant en Sierra Leone ont démontré comment les pays traduisent la recherche et l’apprentissage par les pairs en améliorations des politiques et des systèmes. 

Le Pôle Afrique 19 du KIX s’est appuyé sur cet élan en approfondissant son attention sur les stratégies d’adoption des données probantes, les priorités pour 2026 et le rôle évolutif des points focaux du KIX. Le renforcement des données sur le handicap et des fonctionnalités du SIGE est ressorti comme une priorité commune. En fin de compte, la réunion a réaffirmé que le GPE KIX est plus qu’une simple plateforme – c’est une communauté de pratique en pleine croissance. À mesure que cette communauté mûrit, les points focaux stimulent de plus en plus l’utilisation des données probantes au sein de leurs ministères, promouvant ainsi les données, l’inclusion et l’apprentissage par les pairs.

Étiquette: KIX Afrique 19 | Sénégal