Le nouveau programme scolaire qui transforme l’éducation préscolaire au Guatemala
La nouvelle édition des Conversations KIX a compté sur la participation de Claudia Morales, directrice générale de la gestion de la qualité éducative au ministère de l’Éducation du Guatemala, qui a présenté les principaux changements et motivations à l’origine de la mise à jour du programme national de base pour le niveau préscolaire. L’entretien, réalisé par Pedro Garret, coordinateur de projets et chercheur au pôle ALC du KIX, s’inscrit dans le cadre du « Cycle de mobilisation des connaissances : utilisation des données probantes pour l’éducation de la petite enfance ».
Pour lancer la conversation, Claudia Morales a expliqué que la mise à jour du programme national de base répondait à la fois à la nécessité de poursuivre le processus de transformation des programmes scolaires engagé avec la réforme de l’éducation et à l’urgence de relever les défis actuels auxquels sont confrontés les enfants guatémaltèques. Ce processus, qui s’est déroulé selon une méthodologie participative et dialogique, s’est appuyé sur plusieurs facteurs favorables : la volonté politique du ministère de l’Éducation, le soutien réglementaire, la disponibilité budgétaire et, surtout, l’intégration de multiples voix.
En ce qui concerne les premiers progrès, Morales a souligné que des changements significatifs sont déjà perceptibles : un rôle plus important du jeu en tant que stratégie d’apprentissage, plus d’autonomie et de créativité chez les élèves, et l’intégration de contenus liés à la citoyenneté, à l’environnement et à la coexistence pacifique. Malgré ces progrès, la mise en œuvre n’a pas été sans difficultés. La difficulté la plus souvent mentionnée par le corps professoral a été la nécessité d’une formation plus poussée, en particulier dans les écoles rurales et à plusieurs niveaux, où le manque de ressources rend plus complexe la mise en œuvre des changements proposés. Face à cette situation, le ministère a misé sur la formation continue, l’accompagnement technique et les alliances stratégiques avec les communautés et les organismes de coopération internationale.
En ce qui concerne les prochaines étapes, la directrice a souligné que la priorité était de consolider la mise en œuvre par le biais d’une formation continue, d’évaluer systématiquement l’impact du programme et de le perfectionner en fonction des nouvelles données disponibles et des besoins émergents.