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Le GPE KIX défend les solutions de données maison lors de la Triennale 2025 de l’ADEA

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Renforçant les innovations menées par l’Afrique dans la transformation des systèmes de gestion de l’éducation, le programme Partage de connaissances et d’innovations du Partenariat mondial pour l’éducation (GPE KIX), une initiative conjointe avec le Centre de recherches pour le développement international (CRDI) et ses partenaires, a participé à la Triennale 2025 de l’ADEA, qui s’est tenue du 29 au 31 octobre à Accra, au Ghana. Organisé par l’Association pour le développement de l’éducation en Afrique (ADEA) et le ministère de l’Éducation du Ghana, ce rassemblement de trois jours a réuni des ministres de l’éducation, des hautes et hauts  fonctionnaires, du personnel enseignant, des partenaires du développement, des chercheuses et chercheurs, des universitaires, des personnes représentant le secteur privé ainsi que des leaders d’opinion de l’Afrique et du monde entier. 

Sous le thème « Renforcer la résilience des systèmes éducatifs africains : progresser vers l’éradication de la pauvreté éducative d’ici 2035 grâce à une main-d’œuvre bien formée et qualifiée pour le continent et au-delà », des personnes représentant les partenaires du GPE KIX provenant de la Gambie, du Lesotho, du Liberia, du Malawi, de l’Ouganda, du Togo et de la Zambie ont fait des présentations et animé des tables rondes sur l’amélioration de l’apprentissage de base, la construction de systèmes éducatifs fondés sur des données probantes, l’éducation inclusive à l’intersection du genre et de l’adaptation aux changements climatiques, et la transformation des politiques en systèmes efficaces. 

« Les séances ont mis en lumière une approche globale pour transformer l’éducation, soulignant que le changement durable dépend non seulement des investissements et des innovations, mais aussi d’une refonte fondamentale de la façon dont les systèmes éducatifs sont structurés, gérés et tenus à jour », explique Hamidou Boukary, spécialiste de programme au bureau de l’Afrique occidentale et centrale du CRDI à Dakar, au Sénégal. 

« Les personnes représentant les pays et les équipes de projet du GPE KIX ont été exposées à l’élaboration de nouveaux cadres de politiques, initiatives et engagements régionaux, continentaux et mondiaux », a ajouté M. Boukary. 

Transformer les systèmes de données de dépôts en outils stratégiques 

Lors de l’introduction de l’événement en marge portant sur la façon dont les systèmes de données facilitent la transition des pays de la politique à l’action, M. Boukary a souligné le rôle du portefeuille de recherche appliquée du GPE KIX. Ce travail soutient le passage des systèmes d’information de gestion de l’éducation traditionnels, le SIGE 1.0, au SIGE 2.0, qui fournit des données pertinentes et opportunes. Le SIGE 2.0 améliore également la compréhension des facteurs qui contribuent à un environnement institutionnel et à une culture organisationnelle favorables, menant à une meilleure utilisation des données pour la gouvernance et la gestion dans les pays partenaires du GPE. 

L’honorable Thomas Momo Parker du Liberia et Makhube Ralenkoane, Ph. D, du Lesotho ont fait part de leurs perspectives sur la façon dont le pôle Afrique 19 du GPE KIX, en collaboration avec l’Institut panafricain de l’éducation pour le développement de l’Union africaine, aide les pays à renforcer leurs SIGE grâce à l’apprentissage mutuel. 

Une table ronde animée par Seedy Ahmed Jallow, analyste systèmes à l’unité de SIGE du ministère de l’Éducation de base et du secondaire en Gambie, a exploré comment les pays africains exploitent les systèmes d’information de gestion de l’éducation (SIGE), les tableaux de bord en temps réel et les données localisées pour améliorer la planification, la responsabilité et les résultats d’apprentissage. 

M. Jallow a posé une question cruciale aux membres de la table ronde : « Malgré toutes les discussions sur l’innovation et le développement, les pays sont encore considérés comme de simples dépôts de données. En tant que ministères de l’Éducation, partenaires et organismes de développement, comment pouvons-nous changer cela? Comment pouvons-nous veiller à ne plus considérer le SIGE comme un simple rapport, mais comme un outil de prise de décision stratégique? Nous devrions en faire un outil capable de nous guider vers toutes les possibilités actuellement énumérées dans nos politiques. » 

Répondant aux questions de M. Jallow, Cleophus Mugenyi, Ph. D, commissaire à l’éducation de base au ministère de l’Éducation et des Sports de l’Ouganda, a souligné l’importance de la culture institutionnelle dans l’utilisation des données et la nécessité d’intégrer les systèmes de données dans les structures gouvernementales, au lieu de considérer le SIGE comme un simple dépôt destiné à stocker des informations plutôt qu’à concrétiser la vision. Il a également reconnu que renforcer la culture d’utilisation des données dans nos pays ne se fera pas en un ou deux ans, mais prendra du temps. 

L’Ouganda est à l’avant-garde de l’adaptation de la plateforme DHIS2 pour le secteur de l’éducation. Soutenu par HISP Ouganda au moyen des projets du GPE KIX « Renforcer les districts et les écoles grâce aux données » (HISP Université d’Oslo) et « Mettre à l’échelle les chaînes de valeur des données éducatives infranationales en Afrique subsaharienne » (APHRC), cet outil permet un suivi en temps réel de l’inscription des élèves, des pénuries de personnel enseignant et des initiatives de santé en milieu scolaire, notamment en intégrant les secteurs pour une planification plus efficace. 

S’appuyant sur le thème de l’intégration des données, Emmanuel Chola Mumba, gestionnaire des technologies de l’information et de la communication (TIC) au Conseil de l’enseignement de Zambie, accompagné de Regan Matsiko du ministère de l’Éducation et des Sports de l’Ouganda, et de Richard Phiri, agent des TIC au Conseil du personnel enseignant du Malawi, ont présenté une séance sur les systèmes d’information de gestion du personnel enseignant visant à soutenir le perfectionnement professionnel continu et à suivre le personnel enseignant. 

M. Phiri a souligné qu’avec le GPE KIX, l’appropriation nationale du programme a été très forte au Malawi. « Le ministère de l’Éducation et le Conseil du personnel enseignant du Malawi ont pleinement adopté le système d’information de gestion du personnel enseignant et le système de suivi du personnel enseignant comme outils nationaux clés », a-t-il ajouté. « Il existe une forte collaboration entre les ministères, les établissements de formation du personnel enseignant et les parties prenantes. Ces systèmes sont maintenant intégrés dans les opérations quotidiennes, témoignant ainsi de l’engagement total du Malawi à maintenir et à faire progresser les réformes lancées par les initiatives soutenues par le KIX. » 

L’innovation menée par l’Afrique en matière de gestion des données 

Les présentations faites à la Triennale 2025 de l’ADEA ont démontré que les personnes innovatrices, responsables des politiques et praticiennes africaines sont elles-mêmes à l’origine de la transformation des systèmes de données éducatives en Afrique. De l’approche stratégique de la Gambie sur l’utilisation des données à l’adoption pionnière de DHIS2 par l’Ouganda, en passant par le modèle d’appropriation nationale des systèmes de gestion du personnel enseignant du Malawi, ce sont toutes des solutions maison ancrées dans les réalités locales et soutenues par un engagement institutionnel fort. 

Comptant environ 500 personnes participantes et suscitant un intérêt croissant de la part de partenaires, dont l’ADEA, la conférence a réaffirmé que le GPE KIX joue un rôle de catalyseur et de partenaire – et non d’acteur de mise en œuvre externe – en aidant les pays africains à mettre en place l’infrastructure de données et la culture nécessaires à une transformation de l’éducation fondée sur des données probantes. 

Légende du collage photo : Au-delà des séances de la conférence, le kiosque d’exposition du GPE KIX est devenu un centre de mobilisation et d’échange lors de la Triennale 2025 de l’ADEA. Des ministres de l’Éducation ainsi que des personnes hautes fonctionnaires de tout le continent l’ont visité pour en apprendre davantage sur les initiatives du GPE KIX. Certaines personnes ont fait part de la manière dont le partenariat soutient leurs pays dans la résolution des principaux défis liés au système éducatif, du renforcement des systèmes de données à l’amélioration de la résilience, en passant par l’amélioration de l’apprentissage de base.  

À propos de la Triennale 2025 de l’ADEA 

L’Association pour le développement de l’éducation en Afrique (ADEA) est une voix critique et un forum de dialogue politique sur l’éducation en Afrique. Hébergée par le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) à Abidjan, en Côte d’Ivoire, l’ADEA envisage une « éducation et une formation africaine de haute qualité orientées vers la promotion des compétences critiques pour un développement accéléré et durable en Afrique ». Nous agissons comme des catalyseurs dans la promotion de politiques et de pratiques innovantes en mettant en commun les idées, les expériences, l’apprentissage et les connaissances. L’impact attendu du travail de l’ADEA est de donner aux pays africains les moyens de transformer la scolarisation en apprentissage, et de contribuer ainsi durablement à la transformation sociale et économique de l’Afrique.