Le Ghana organise un atelier régional pour renforcer la réglementation et le perfectionnement professionnel du personnel enseignant dans l’ensemble de l’Afrique
Des responsables de l’éducation de toute l’Afrique se sont réunis dans la capitale ghanéenne plus tôt ce mois-ci pour un atelier phare visant à renforcer les systèmes de réglementation et les cadres de perfectionnement professionnel du personnel enseignant dans l’ensemble du continent.
Ce rassemblement de haut niveau, tenu du 10 au 14 novembre, a été organisé par l’Institut international pour le renforcement des capacités en Afrique (IIRCA) de l’UNESCO par l’intermédiaire du pôle Afrique 19 du KIX, en collaboration avec le Conseil national de l’enseignement du Ghana et des partenaires régionaux. L’atelier a réuni des personnes représentantes des conseils d’enseignement, des universités et des ministères de l’Éducation, ainsi que des responsables de l’UNICEF et de l’UNESCO, afin d’approfondir la coopération régionale et d’aligner les mécanismes réglementaires sur l’évolution des exigences éducatives.
Dans son discours d’ouverture, le ministre ghanéen de l’Éducation, l’honorable Haruna Iddrisu, a réitéré que la qualité de tout système éducatif est indissociable de celle de son personnel enseignant. Il a souligné l’urgence de renforcer la réglementation du personnel enseignant, d’adopter des normes éthiques et d’intégrer les technologies de l’information et l’intelligence artificielle dans la formation du personnel enseignant. « Le perfectionnement professionnel continu doit évoluer de concert avec les changements mondiaux en matière de pédagogie, afin de s’assurer que le personnel enseignant demeure adaptable, responsable et équipé pour répondre aux besoins d’apprentissage du XXIe siècle », a déclaré Haruna Iddrisu.
Pour donner le ton à ce programme d’une semaine, Claris Ujam, point focal du pôle Afrique 19 du KIX et directrice adjointe au Département de la planification, de la recherche et du développement éducatifs au ministère fédéral de l’Éducation du Nigeria, a souligné l’objectif de l’atelier : favoriser la collaboration et le partage des responsabilités entre les pays engagés à améliorer les normes d’enseignement. Elle a souligné que la professionnalisation de l’enseignement exige à la fois une réglementation rigoureuse et un échange constant des connaissances.
Présentant les faits marquants, Christian Addai-Poku, registraire du Conseil national de l’enseignement du Ghana, a détaillé les réformes en cours du pays visant à améliorer la qualité et le bien-être du personnel enseignant. Il a révélé que plus de 350 000 personnes enseignantes ont été formées en cybersécurité et en littératie numérique – un changement crucial alors que l’éducation repose de plus en plus sur les technologies numériques. Il a également salué les programmes d’incitation du gouvernement du Ghana, qui ont permis à du personnel enseignant primé de poursuivre des études supérieures, démontrant l’engagement du pays envers l’avancement professionnel et l’excellence.
Les personnes représentant l’UNICEF et l’UNESCO ont repris ces thèmes. L’UNICEF a souligné le rôle transformateur des langues locales dans la création d’environnements d’apprentissage inclusifs, saluant l’intégration des langues autochtones dans les écoles élémentaires au Ghana. L’UNESCO a réaffirmé son soutien continu à la professionnalisation du personnel enseignant, soulignant les plateformes continentales permanentes telles que la prochaine conférence des autorités africaines de réglementation du personnel enseignant (AFTRA) au Botswana.
Les séances techniques de l’atelier ont offert aux personnes participantes des outils pratiques et des cadres pour mener des réformes. Njora Hungi, agent principal de projet à l’UNESCO-IIRCA, a guidé les personnes participantes dans l’élaboration des normes et compétences nationales du personnel enseignant, exhortant les pays à adopter des cadres qui intègrent la motivation du personnel enseignant, la santé mentale et le dialogue social.
Dans son discours d’ouverture, Ebby Mubanga, registraire du Conseil de l’enseignement de Zambie et président d’AFTRA, a décrit le perfectionnement professionnel continu comme « le moteur de l’excellence du personnel enseignant ». Il a souligné que le perfectionnement professionnel continu doit être obligatoire, adapté au contexte et fondé à la fois sur la pédagogie et la technologie.
Pour renforcer les dimensions pratiques du perfectionnement du personnel enseignant, les personnes participantes ont visité des écoles locales pour observer le fonctionnement des communautés d’apprentissage professionnelles et des cercles d’apprentissage du personnel enseignant. Tout au long de l’atelier, les personnes déléguées ont exploré des stratégies pour améliorer la satisfaction, l’inclusion et le maintien en poste du personnel enseignant, tout en faisant des présentations comparatives sur l’état des programmes de perfectionnement professionnel continu dans les pays participants.