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Construire des bases solides en matière de résilience éducative et d’apprentissage précoce à la Triennale 2025 de l’ADEA

KIX booth at ADEA

Lors de la Triennale 2025 de l’ADEA à Accra, au Ghana, le programme Partage de connaissances et d’innovations du Partenariat mondial pour l’éducation (GPE KIX), une initiative conjointe avec le Centre de recherches pour le développement international (CRDI), a présenté des recherches sur la construction de systèmes éducatifs résilients dès leur création. À la suite de l’article précédent sur la transformation basée sur les données, d’autres présentations du GPE KIX à la Triennale ont mis en lumière deux domaines distincts de recherche appliquée visant à renforcer les systèmes éducatifs africains : renforcer la résilience des systèmes éducatifs, comme le démontre l’Observatoire régional de la résilience des systèmes éducatifs en Afrique, et faire progresser l’éducation de la petite enfance au moyen du Réseau africain pour la petite enfance (AfECN). 

La conférence de trois jours, qui s’est tenue du 29 au 31 octobre sous le thème « Renforcer la résilience des systèmes éducatifs africains : progresser vers l’éradication de la pauvreté éducative d’ici 2035 grâce à une main-d’œuvre bien formée et qualifiée pour le continent et au-delà », a réuni environ 500 personnes participantes, dont des ministres de l’Éducation, des hautes et hauts fonctionnaires, du personnel enseignant, des chercheuses et chercheurs ainsi que partenaires du développement. 

La résilience du système éducatif occupe une place centrale 

Parmi les séances notables figure la présentation de Roy William Mayega de l’Observatoire régional de la résilience des systèmes éducatifs en Afrique du GPE KIX à l’École de santé publique de l’Université Makerere, qui examine les significations et pratiques de la résilience du système éducatif dans 42 pays africains et leurs conséquences pour les politiques, les pratiques et les groupes marginalisés. Il a insisté sur l’importance cruciale de la résilience dans les systèmes éducatifs, tout en soulignant que les investissements importants en éducation pourraient être compromis s’ils ne reposent pas sur une perspective de résilience. Il a cité la COVID-19 comme exemple clé : sans résilience intégrée, les systèmes risquent de ne pas pouvoir résister à des chocs importants. Cette présentation a contribué au thème de la Triennale en présentant une analyse de la manière dont les pays du continent abordent et mettent en œuvre des pratiques liées à la résilience du système éducatif. M. Boukary a également fait écho à l’impact de ce travail en soulignant que les réalisations de l’Observatoire ont reçu de grands éloges de l’ADEA et de plusieurs organisations lors de la conférence pour avoir abordé directement le thème principal et les objectifs de la Triennale visant à renforcer la résilience des systèmes éducatifs africains.  

L’éducation de la petite enfance comme fondement de l’apprentissage 

Le GPE KIX a joué un rôle crucial en rassemblant des partenaires et en renforçant les communautés de pratique, offrant ainsi des plateformes d’échange de connaissances au sein des pays et dans l’ensemble de la région. Moses Abiero, conseiller technique du Réseau africain pour la petite enfance (AfECN), a insisté sur cet aspect lors de sa présentation lors d’un événement en marge de la conférence. Il coordonne la mise en œuvre de projets du GPE KIX au Cameroun, au Burundi, en Guinée, en Guinée-Bissau, au Sénégal et en Gambie. Il a discuté de l’état actuel et de l’importance de l’éducation de la petite enfance (EPE) en Afrique. 

M. Abiero a noté que les personnes participantes étaient désireuses d’apprendre et d’échanger des expériences sur la façon dont l’éducation de la petite enfance est liée à l’apprentissage de base. Il y avait un grand intérêt pour les pratiques exemplaires, en particulier celles tirées des leçons apprises dans différents pays. « Cela a été particulièrement évident lors de ma présentation sur le rapport de synthèse du GPE KIX, qui a présenté certaines des pratiques exemplaires de divers pays du projet », a-t-il ajouté. « Je pense que cela a aidé les pays et les partenaires à s’appuyer sur les données probantes existantes et les stratégies efficaces en matière d’éducation de la petite enfance. » 

L’appropriation nationale stimule la transformation durable 

La Triennale 2025 de l’ADEA a démontré que le changement durable nécessite non seulement des investissements et des innovations, mais aussi un changement fondamental dans la conception, la gestion et le maintien des systèmes éducatifs. C’est pourquoi la participation de personnes représentant les pays du GPE KIX à la Triennale a été importante. L’appropriation nationale des programmes, ainsi que la planification et les innovations mises en avant, n’étaient pas des solutions imposées de l’extérieur, mais des solutions maison enracinées dans le contexte local. 

Avec un fort intérêt des partenaires, dont l’ADEA, et la mobilisation enthousiaste des personnes participantes, le GPE KIX s’est positionné non pas comme un acteur de mise en œuvre externe, mais comme un catalyseur et un partenaire soutenant la transformation éducative menée à l’échelle nationale.  

De la compréhension de ce qui rend les systèmes éducatifs résilients à l’investissement dans les premières années d’apprentissage, la voie à suivre est claire : fondée sur des données probantes, appropriée à l’échelle nationale et menée par les personnes actrices du changement elles-mêmes, y compris le personnel enseignant, les responsables des politiques et les parties prenantes africaines, qui bâtissent des systèmes éducatifs résilients pour le continent et au-delà. 

À propos de la Triennale 2025 de l’ADEA 

L’Association pour le développement de l’éducation en Afrique (ADEA) est une voix critique et un forum de dialogue politique sur l’éducation en Afrique. Hébergée par le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) à Abidjan, en Côte d’Ivoire, l’ADEA envisage une « éducation et une formation africaine de haute qualité orientées vers la promotion des compétences critiques pour un développement accéléré et durable en Afrique ». Nous agissons comme des catalyseurs dans la promotion de politiques et de pratiques innovantes en mettant en commun les idées, les expériences, l’apprentissage et les connaissances. L’impact attendu du travail de l’ADEA est de donner aux pays africains les moyens de transformer la scolarisation en apprentissage, et de contribuer ainsi durablement à la transformation sociale et économique de l’Afrique.