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Atelier national en Indonésie sur la prévention et la gestion de la violence

PUSPAKA
Crédit
PUSKAPA/ Yulianti

Assurer des environnements d’apprentissage sûrs et inclusifs pour l’ensemble des enfants nécessite plus que des politiques : il faut aussi des actions coordonnées, une compréhension partagée et des outils pratiques pour la mise en œuvre. Alors que l’Indonésie travaille à lutter contre la violence dans les écoles par le bais du Règlement ministériel 46/2023, le défi de traduire la politique nationale en pratiques locales efficaces devient de plus en plus évident. Reconnaissant cette lacune, un atelier national de quatre jours a réuni des personnes représentant le gouvernement, issues du monde de l’éducation ou encore se portant à la défense de la protection de l’enfance afin de bâtir les réseaux collaboratifs et les capacités nécessaires pour faire de la sécurité scolaire une réalité dans les diverses régions de l’archipel.

L’atelier national sur le Règlement ministériel 46/2023 concernant la prévention et la gestion de la violence dans les écoles, connu sous le nom de Prevention and Handling of Violence in the Environment of Education (PPKSP), s’est tenu à Jakarta en juillet. L’événement a réuni 29 personnes de différentes régions, Aceh, Banten et Maluku, ainsi que des représentantes et représentants du Center on Child Protection and Wellbeing (PUSKAPA) de l’Universitas Indonesia and the Centre of Character Strengthening relevant du ministère de l’Éducation primaire et secondaire d’Indonésie. Avec un accent particulier sur l’égalité des genres et l’éducation à la paix, les sessions visaient à renforcer la capacité et la collaboration des autorités locales et des établissements d’enseignement pour mettre en œuvre le règlement.    

Le premier jour, trois porte-parole du ministère de l’Éducation primaire et secondaire, du ministère de l’Autonomisation des femmes et de la Protection de l’enfance, ainsi que de la Commission de la protection de l’enfance, ont animé cette discussion vive. L’essentiel du dialogue à retenir consistait en la nécessité d’actions collaboratives tant à l’échelle nationale qu’infranationale. Mme Rusprita, en tant que responsable de la PUSPEKA, a mis l’accent sur l’importance de la coopération entre les gouvernements nationaux et locaux afin de créer un environnement scolaire sécuritaire pour l’ensemble des enfants. Elle a également souligné qu’une collaboration efficace permettrait aux gouvernements locaux d’adapter le règlement à leur propre contexte local, qui varie dans toute l’Indonésie. Les deux autres porte-parole ont réitéré la nécessité d’une collaboration efficace et d’un renforcement des capacités, notamment en raison de la capacité limitée à faible du groupe de travail.   

S’appuyant sur cette base de collaboration, 15 personnes ont reçu une session intensive sur l’égalité des genres et l’éducation à la paix lors du deuxième jour, ce qui est crucial pour comprendre l’importance de l’égalité des genres et des approches de non-violence importantes avant la mise en œuvre du règlement, les cas de violence sexuelle et physique étant assez répandus dans les écoles. Les personnes d’Aceh ont mis en lumière les normes sociales qui entravent parfois la participation des femmes à la vie publique; par exemple, la présidence de classe dans les écoles revient habituellement à un garçon. Bien que l’atteinte de l’égalité des genres nécessite un engagement et des efforts plus coordonnés, la meilleure compréhension des relations de genre parmi les personnes participant à l’atelier constitue un début prometteur.  

Pour relier la théorie à la pratique, la visite de terrain dans les écoles de Jakarta était prévue comme troisième point à l’ordre du jour. Les personnes ont également visité le Jakarta Education Office pour recueillir des informations sur la mise en œuvre du règlement. La personne représentante a expliqué le mécanisme du règlement à Jakarta, appuyé par la note officielle du D.K.I., du gouvernement de la province de Jakarta et le décret du gouverneur. Les personnes ont visité l’école primaire (SDN) Kebon Jeruk 08, ainsi que l’école secondaire professionnelle senior de l’État (SMKN) 01, pour discuter de la mise en œuvre du règlement au niveau scolaire. Les questions les plus fréquentes qu’elles ont posées concernaient la disponibilité du budget et la façon concrète dont les écoles géraient les cas de violence, y compris le mécanisme de gestion des cas. La visite sur le terrain leur a permis de comprendre la manière de mettre en œuvre le règlement dans leur région.  

Les personnes participant à l’atelier ont élaboré leur plan d’action le dernier jour. Les idées et les connaissances acquises au cours des trois jours précédents les ont aidées à élaborer un plan pratique et réalisable. Les plans d’action d’Aceh, de Banten et de Maluku témoignent d’une mobilisation partagée et d’une collaboration efficace entre les parties prenantes concernées pour la mise en œuvre du règlement à l’échelle infranationale.